60 ans !

Waouh, c’est un cap, mais un beau cap

Je te connais depuis 18 mois, et j’ai l’impression que cela fait plus.

Si je devais parler de toi, je dirais...

Avec toi, parfois, tout va vite… très vite.

Les idées arrivent, s’enchaînent, bifurquent, changent de direction.

Tu passes d’un sujet à un autre en quelques secondes, sans forcément prévenir, parce que dans ta tête, le chemin est parfaitement logique.

Moi, je prends le train comme je peux, mais je crois que je commence à bien connaître les correspondances.

Tu penses souvent tout haut.

Et j’aime beaucoup ça.

Il y a aussi ta façon bien à toi de t’approprier certains mots.

Le Prosecco devient du Perseco.

L’Acupan, après notre passage aux urgences, est devenu du Percutant.

Mais finalement, tu ne déformes pas vraiment les mots, tu les personnalises.

Tu peux aussi regarder un film et y voir des symboles, des intentions, des métaphores que je n’avais pas remarqués.

Tu as un sens de l’orientation et de l’espace très personnel, qui reste encore un vaste domaine d’exploration.

Mais tu sais pourtant choisir le chemin, et moi, j'ai envie de te suivre avec confiance et admiration

Quand tu as décidé quelque chose plus de doute possible.

Tu peux devenir une tornade.

Une tornade capable d’anticiper trois scénarios, deux plans B et probablement une solution à un problème qui n’existe pas encore.

Tu ne fais pas les choses à moitié.

Dans la céramique, dans le Kung-fu, le bénévolat, dans une discussion, dans un film, dans une balade… ou dans la recherche d’un appartement avec une cour intérieure.

Parce que les cours intérieures, manifestement, méritent à elles seules une catégorie immobilière.

Et puis, sous cette apparence parfois sérieuse, réfléchie, organisée, il y a autre chose.

Il y a une vraie fantaisie.

Une Christèle capable de rire de tout, de boire deux verres et d’être un peu pompette, de sauter à pieds joints dans sa culotte, et d’assumer une philosophie du confort que je respecte de plus en plus.

Il y a aussi Christèle qui aime les cacahuètes, les mots fléchés, les longues conversations…
Et puis les massages, avec cette toute petite phrase :

« Tu veux que j’enlève mon t-shirt ? »

Et au fond, c’est tout cela que j’aime chez toi.

Ce mélange bouillonnant de curiosité, de sensibilité, d’enthousiasme, de fragilité, de folie mais aussi de fragilité.

Cette facilité que nous avons à parler pendant des heures de tout, de rien, puis à finir devant une grille de mots fléchés.

En 18 mois, nous avons déjà accumulé pas mal de souvenirs.

Et quelques dossiers encore ouverts.

Ta béquille de vélo, par exemple, que je préfère voir comme un projet au long cours.

Pour cette cassette, j’ai choisi un morceau que j’aime beaucoup et que tu aimes bien aussi.

Pas parce qu’il raconte parfaitement notre histoire.

Pas parce qu’il cache un message particulier.

Juste parce qu’il fait partie de ces morceaux que j’ai envie de partager avec toi.

Nos discussions, nos promenades, nos films disséqués, les mots inventés, les métaphores les métonymies, et les massages jamais assez longs.

Et toutes ces petites choses qui, mises bout à bout, font que tu es toi.

Et que moi, j’aime beaucoup être avec toi.

Joyeux 60 ans, Christèle.

QUELQUES MOTS POUR TOI

Christèle,